18 septembre 2017

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Patrick Nivet

Conseiller municipal de libourne (chargé de la sante, de l’hygiène et de la sécurité du personnel Conseiller communautaire(Cali)

 

 

Ghislaine Bouvier (maitre de conférences Université de bordeaux, équipe cancer/environnement Epicène)

Cette dernière retraça les étapes et les lourdes contraintes méthodologiques des études épidémiologiques avec les différentes techniques (études cas témoin, de cohortes….nécessité d’études prospectives et pas simplement historiques)

Néanmoins les études cas-témoins témoignent d’une augmentation du risque de tumeurs cérébrales  chez l’adulte en lien avec une utilisation  importante de téléphones portables.

Par contre les études s’intéressant aux personnes électro  sensibles sont pour l’instant contradictoires et ne permettent pas de mettre en évidence une augmentation des symptômes en lien avec une augmentation de l’exposition aux radiofréquences.

Agnes Pezzana (Responsable du pôle téléphonie, agence d’écologie urbaine de la ville de Paris)

 Rappela le rôle des municipalités renforcé et encadré par la loi Abeille, elle présentât les dispositifs spécifiques mis en place par la ville de Paris avec la dernière  charte signée le 30 mars 2017 avec les quatre opérateurs .Elle impose un niveau maximum d’exposition pour les fréquences de la téléphonie mobile, tous  opérateurs confondus, de 5V/m dans les lieux de vie fermés Il est beaucoup plus contraignant que la recommandation Européenne (36 à 61V/m)

Elle insista sur la possibilité pour chaque citoyen de faire mesurer gratuitement son niveau d’exposition aux ondes électromagnétiques  dans leurs habitations et/ou dans leur environnement grâce au dispositif mis en place par l’état depuis le 1er janvier 2014.

Patrick Nivet insista sur la nécessité de vérifier notamment  quand les familles sont confrontées aux souffrances « d’électro- sensibles » le niveau réel des ondes de leur environnement pour orienter la prise en charge des troubles, les soufrances étant elles bien réelles et souvent insupportables.

Au bout du compte cette réunion fut dans l’ensemble apaisée et participative, elle permit à la fois de souligner les alertes connues à ce jour  et les dispositions préventives souvent simples concernant les comportements individuels et collectifs.

Les opposants aux nouveaux dispositifs de mesure de la consommation électrique  participèrent au débat mais leur opposition aux nouveaux compteurs ne repose pas simplement sur les craintes sanitaire, les ondes émises par ces compteurs étant très faibles mais elles participent d’un environnement très largement ondes dépendant qu’il est effectivement indispensable d’apprécier régulièrement avec ses conséquences sanitaires mais aussi sociétales voire comportementales ( sédentarité ,repliement sur eux même des enfants…)

 

Patrick Nivet

Conseiller municipal de libourne (chargé de la sante, de l’hygiène et de la sécurité du personnel Conseiller communautaire(Cali)