Débat orientation Budgétaire
Conseil municipal de libourne 1 avril 2017

Mr le Maire merci de me donner la parole ce débat se situe dans un contexte politique particulier à la fin du mandat de francois Hollande et sans que nous connaissions les orientations du prochain Président ni de la prochaine majorité parlementaire.
Pour nous il se situe à mi-mandat et l’on peut déjà faire un bilan et se projeter sur les trois ans qui nous restent avant les prochaines élections municipales.
Depuis plusieurs années les collectivités sont misent à une rude épreuve budgétaire (Suppression de la taxe professionnelle, gel de la DGF et depuis trois ans diminution de cette dernière.)
Vous le rappelez souvent nous n’avons eu de cesse de maintenir nos objectifs d’investissement et d’essayer d’économiser sur les dépenses de fonctionnement
Pour autant comme toutes les collectivités nous avons rejoint le mur que la baisse des dotations dresse sur notre chemin.
Je ne veux pas porter de jugement d’opportunité sur les politiques menées qui s’étalent sur deux quinquennats mais force est de constater que le résultat s’il n’est pour les dernières années, notamment en 2016 pas nul, nos comptes nationaux ne s’améliorent ni suffisamment ni suffisamment vite.

Plusieurs questions se posent à nous :
Avons-nous encore des possibilités de réduction des dépenses de fonctionnement au point de retrouver des marges de manœuvre et sans renoncer à des activités municipales qui participent chacune dans leur domaine au bien vivre à Libourne ?
Par ailleurs pouvons nous encore compter sur les seules possibilités d’emprunt pour maintenir à leur niveaux nos possibilités d’investissements ou faut il les étaler par exemple sur le mandat suivant (au-delà de 2020 ?
Le levier fiscal garde t’il encore sa pertinence ?
Pour ce qui concerne le fonctionnement je ne suis pas de ceux qui glorifient les non remplacements de personnel , bien sur des économies doivent toujours être recherchées mais franchement à l’heure ou nous voulons limiter l’absentéisme, les marges de manœuvre paraissent faibles. Remettre en questions des activités au-delà de l’une ou l’autre déjà condamnées parait une orientation bien difficile à défendre devant les citoyens. Les mutualisations ne permettent que d’espérer de faire moins cher à plusieurs, des activités futures qui n’existent pas a ce jour
Pour ce qui concerne les investissements, non déjà engagés, il y a là, à mon sens la possibilité de réfléchir à des arbitrages.
Quand aux impôts locaux, certes nous n’avons pas augmenté les taux depuis trois ans, ils ne sont quand même pas négligeables mais cela reste une possibilité sans doute une nécessité vue les dépenses déjà faites mais je voudrais souligner ici mon inquiétude surtout dans la période electorale actuelle que l’outil fiscal soit privilégié par les politiques publiques (transfert des cotisations sociales sur la CSG impôt qui plus est non déductible, ISF supprimé ou ne portant plus lui aussi que sur le foncier, suppression potentielle de la taxe d’habitation susceptible elle aussi d’être remplacée par une imposition supplémentaire du patrimoine ….)
Deux millions de nos concitoyens, même des retraités, s’expatrient dans beaucoup de pays, en autres raisons pour fuir l’impôt, les paradis fiscaux attirent toujours autant nos banques et les grosses fortunes malgré quelques efforts significatifs ces dernières années ne paraissent guère émues par nos préoccupations budgétaires.
Je souhaite donc que nous choisissions soumis que nous sommes à « la règle d’or budgétaire »que si recours à l’impôt il y a, il soit le plus mesuré possible au prix s’il le faut d’arbitrages sur les investissements que j’ai précédemment évoqué.

Patrick Nivet
Conseiller municipal de libourne
Conseiller communautaire (CALI)