11 février 2014, Conseil municipal de Libourne

 

Avec Gilbert Mitterrand, Libourne s’est transformé.

 

Mr le Maire, merci de me donner la parole.

 

Le débat budgétaire d’aujourd’hui n’est pas différent de celui de l’année passée. Nos finances sont saines, les impôts modérés, l’endettement limité, nous pouvons prévoir de ne pas alourdir la charge fiscale en 2014/2015, de manière raisonnable.

 

Pour autant l’effet ciseaux que nous évoquions il y a un an entre nos recettes liées aux dotations de l’état et nos dépenses, notamment de fonctionnement, se confirme.

 

La DGF, les reversements de compensation de l’état vont diminuer sans que nous puissions éviter, le maintien, voire l’augmentation mécanique des dépenses des personnels protégés par le statut de la fonction publique que nous ne souhaitons pas remettre en cause.

 

La mutualisation avec la nouvelle intercommunalité que nous avons dans ce mandat portée sur les fonds baptismaux (la Cali a été crée le 1er janvier 2012) (1) sera sans doute une fenêtre utile, qu’il faut laisser ouverte.

 

Je ne peux que redire, combien nous regrettons que notre économie reste prisonnière de l’Euro fort, des délocalisations, de l’affaiblissement de notre tissu industriel.

 

Autant, nous avons regretté, après le traité dit simplifié, le TSCG (2), qui confine notre économie dans le carcan des économies budgétaires autant nous sommes attentifs à la nécessaire compétitivité de nos entreprises sur les traces du rapport Gallois.

 

Mais ces considérations nous éloignent de la simple appréciation en cette fin de mandat de l’action municipale à laquelle nous avons eu le plaisir de participer depuis notre élection en 2008.

Nous nous sentons comptables du bilan que nous ressentons comme excellent.

 

A Libourne, la population augmente régulierement, l’emploi s’y développe de manière continue, les aménagements de la ville y sont réguliers.

 

Pour autant les perspectives ne manquent pas. Nous souhaitons insister sur la nécessité de mieux conserver celles et ceux qui viennent y travailler (un emploi sur trois seulement est occupé par des personnes qui vivent à Libourne). Ce sera l’enjeu des aménagements futurs qui doivent rendre la ville plus agréable encore à vivre, tout en conservant sa dynamique économique et le souci de solidarité, qui anime notamment les municipalités successives, dirigées par Gilbert Mitterrand.

 

Nous voulons pour finir le remercier ; il a décidé sans y être contraint de mettre un terme un terme à son engagement d’élu tout en prenant la peine d’assurer la continuité de son action

tant au conseil général avec l’élection d’Ysabelle Hardy que dans notre assemblée en proposant, ce que nous avons accepté, que Philippe Buisson assure à la fois la continuité et le nécessaire renouvellement.

 

Certains de nos concurrents veulent y voir une manœuvre, qu’ils se plaisent à dénoncer, nous y voyons nous, une précaution, pour ne prendre aucun risque pour la ville.

 

Philippe buisson depuis deux ans a pu faire la preuve de son attachement à Libourne, de ses qualités d’administrateur. Il a pris des initiatives que personne de sérieux ne conteste avec la prise en compte de la sécurité, la relance d’une politique patrimoniale et l’ouverture de la ville sur le monde au-delà du simple entretien des échanges traditionnels.

 

Gilbert Mitterrand, bien qu’il sent défende nous quitte quand même un peu mais si les électeurs le veulent bien, l’avenir de Libourne est assuré malgré les temps difficiles aux quels nous sommes confrontés et nous le lui devons pour une grande part.

 

Dr Patrick Nivet

Marie Christine Dedieu

Conseillers municipaux MRC de Libourne.

 

1) Cali (Communauté d’agglomération de Libourne).

 

2) Traite sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (Septembre 2012).