Patrick Nivet

25 août 2016

La paix en Syrie , à portée de la main ?

 
 
Les éditorialistes plus ou moins spécialisés déplorent régulièrement la poursuite de la guerre civile qui dure maintenant depuis cinq ans, ils implorent sa fin à chaque publication sur internet de photos d’enfants victimes du conflit  mais sans donner de solutions qui permettent de donner une suite a leurs incantations.
 
En fait, ils paraissent souhaiter sans le dire une intervention militaire plus radicale des USA notamment, sans doute tournée contre le régime de Damas….et le risque demeure surtout avec les développements actuels à Hassaké ou les Kurdes syriens forts du soutien Américains provoquent le gouvernement Syrien .
 
Et pourtant depuis presque un an maintenant avec l’intervention Russe d’ Octobre 2015 l’armée syrienne ne recule plus. Au contraire elle a pratiquement regagné toute la province de Lattaquié et se prépare sans doute a reconquérir la partie ouest de la province d’Idlib, notamment la ville de Jisr aChoghour qui est proche.
 
A Alep la situation est radicalement différente de ce qu’elle était il y a deux ans .Non seulement la partie gouvernementale n’est plus encerclée mais ce sont les dits « rebelles » qui le sont malgré la contre attaque du Front Al Nostra qui ne parait pas prospérer ces jours ci.
 
Au centre de la Syrie, Palmyre et quelques autres villes importantes ont été libérées de Daech, les ruines antiques y sont enfin protégées.
 
Au Sud les opposants à Damas ne progressent plus  après la récupération de AL Sheikh Maskin par les loyalistes.
 
Mais surtout les poches tenues par les différentes fractions islamistes s’ont résorbéesprogressivement,  dans la Ghouta est de Damas  Daraya et la tranquillisation de toute la frontière avec le Liban obtenue en 2015 n’est pas remise en cause par les développements récents.
 
Le gouvernement Syrien parait bien établi dans les grandes villes Syriennes ( Homs, Hama, Lattaquié ,Tartous…) même à Damas les roquettes tirées des zones encore tenues par les insurgées  se font plus rares.
 
Le blocus de ces zones parait au moins avoir une efficacité préventive sur le plan militaire même si le risque d’attentats est permanent. 
 
Les appuis aériens Russes et Syriens sont souvent décisifs dés que la bataille se déroule en plein champ, à l’écart des zones encore habitées.
 
Dans ces conditions, la paix tant réclamée et a juste titre, tant la nôtre en dépend, ne peut venir que d’un soutien même minimum a l’effort du gouvernement syrien dont le pays est si éprouvé depuis cinq ans.
 
Reconquérir Raqua et les zones encore tenues par Daech ne peut  se faire sans les Syriens eux même, les bombardements Occidentaux au demeurant illégaux n’ont qu’une efficacité limitée malgré les bilans auto satisfaits  des Américains.
Mais évidemment l’effort militaire pour y parvenir ne peut se mettre en œuvre si Alep, voire la province d’Idleb restent aux mains de gens qui ressemblent beaucoup a ceux de  l’état Islamique.
Ce sont des tenants d’Al Queida responsables du 11 septembre 2001 à New York et qui ont assassiné les journalistes de Charlie hebdo…
 
Le gouvernement syrien bien sur affaibli par cinq ans d’une terrible guerre civile ne manque pas de soutiens  . Quoique l’on puisse en penser il a pu tenir des élections présidentielles en 2014 et législatives ce printemps  2016. La Russie et l’Iran sont des alliés efficaces et durables , sans doute a terme décisifs ,celui du Hesbollah libanais n’est pas négligeable mais d’autres se profilent avec la Chine et de plus petits pays de la République Tchèque à Cuba….La Turquie elle-même parait réfléchir tant elle est menacée par le risque d’explosion de la question Kurde pour elle si essentielle.
 
Si la majorité de la population Syrienne ne le percevait pas comme un rempart contre l’Islamisme radical le Président Bachar el- assad ne serait plus au pouvoir  depuis longtemps.
 
Alors pourquoi attendre ? Pourquoi renoncer a un rééquilibrage de notre politique extérieure qui aurait le mérite de respecter un état indépendant,laïque de surcroit et permettrait de détruire Daech et Al Queida à leur source pour ne plus avoir à les craindre chez nous ?
 
Patrick Nivet
Conseiller municipal de Libourne
MRC

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18 avril 2016

Prise en charge de la Toxicomanie à Libourne

Patrick Nivet 1

 

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07 janvier 2016

Déchéance de la nationalité

 
 
Mesure : politicienne, dangereuse et  dérisoire….
 
Certes le terrorisme nous menace.
 
Mais pour lutter contre lui il faut d’abord une politique internationale digne de ce nom qui ne soit pas un sous produit de la politique américaine dans sa version la plus rétrograde  ni  le prolongement armé de celle du  Qatar ou de l’Arabie saoudite.
 
Pour éviter les réfugiés notamment Syriens il ne faut pas s’acharner a déstabiliser le gouvernement en place ( y compris en armant d’authentiques terroristes)  mais au contraire rétablir un minimum de relations diplomatiques ,des rapports économiques de base et surtout un soutien humanitaire aux déplacés de l’intérieur qui sont les plus nombreux et de loin.
 
De même vis-à-vis de la Russie un peu de compréhension quand au problème des populations  Russe et/ou Russophones éviterait à la fois les tentions inutiles et les Zigzag que l’on constate.
 
Quand à l’état d’urgence durera t’il jusqu'à l’élimination du dernier terroriste de la planète ?
 
La police et l’armée doivent pouvoir faire leur travail dans les meilleurs conditions mais modifier la constitution dans un sens « plus sécuritaire que moi tu meurs » ne m’inspire rien de bon.
 
Quand à la déchéance de la Nationalité des binationaux elle remet peu ou prou en question le droit du sol et crée des statuts de Français différents ,  à plusieurs vitesses.
 
A mon avis cette disposition qui vise a satisfaire la droite et l’extrême droite va au contraire pousser hors de la communauté nationale beaucoup de Français qui se sentiront étrangers ànotre destin national et pourquoi pas tomber dans l’orbite des djiahistes que l’on prétend combattre… ?
 
Au fond à l’heure ou le gouvernement syrien prône la réintégration des combattants plus ou moins radicaux  dans le giron de leur communauté nationale nous nous tombons dans le piège de l’exclusion mortifère de ce qui risque d’apparaitre comme la mise au ban de toute une communauté, de toute une obédience religieuse sans que cela ait d’ailleurs la moindre efficacité dans la nécessaire lutte anti terroriste.
 
Patrick Nivet
Conseiller municipal de Libourne MRC

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03 octobre 2015

TAFTA : Le marché ou la démocratie ?

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            (Conférence /débat de Michel CABANNES 12 Septembre 2015 libourne l’initiative du MRC 33)

Le TAFTA  ( traite de libre échange transatlantique) s’inscrirait, s’il est adoptée dans une véritable déferlante de projets de libre échange qui tous rencontrent peu ou prou des oppositions au point que les négociations multi latérales sont au point mort ( OMC…)remplacées par des négociations bilatérales ou régionales ce qui est le cas des négociations entre l’Europe et les Etats Unis censées être plus facile a mener jusqu’au bout.

D’autres traités sont en cours de ratification entre L’UE et Singapour et/ou la Corée du Sud.

Le dispositif Tafta a été lancé en 2013, les négociations sont entre les mains de fonctionnaires de la commission européenne et du ministère du commerce extérieur des USA. Elles sont menées dans le plus grand secret, font parfois l’objet de fuites… des d’information parcimonieuses sont fournies à des parlementaires Européens.

Pour être approuvé l’accord sera soumis au Parlement européen, au Conseil de L’Europe et dans certains cas à certains parlements Nationaux et pas obligatoirement au parlement français.

L’objectif est de limiter voire supprimer les frontières économiques, faciliter les échanges, limiter et/ou supprimer les réglementations (barrières douanières, normes), censées freiner la croissance.

 Ce traité vise aussi à mettre en place des procédures d’arbitrages au dessus des états et indépendantes d’eux (tribunal arbitral). Tribunal constitué d’avocats d’affaires s’appuyant sur la jurisprudence Américaine pour protéger les «  investisseurs » contre les règles fixées par les états.

L’ensemble du dispositif  constitue à l’évidence un cheval de Troie contre les législations sociales et environnementales.

Par ailleurs rien ne prouve une quelquonque amélioration du commerce extérieur  des Pays

Européens .Les prévisions en terme de diminution des salaires et des recettes fiscales,  

d’augmentation du chômage, de développement d’une agriculture intensive équilibrent largement celles qui évoquent la progression des échanges transatlantiques.

Le dispositif pourra s’étendre à des sujets non traités par les négociations initiales

empêchant d’avoir des garanties durables quand à l’exclusion de sujets laissés de côté 

«  Le Tafta est un pas de plus vers la construction d’une impotence des Etats au profit des grandes multinationales » J. Sapir

Sous prétexte du «  commerce bon pour l’humanité, on marche vers une régression sociale, environnementale et sanitaire » B.Maris 6 Juin 2014.

Patrick Nivet

Conseiller municipal de libourne (MRC)

 

 

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03 juin 2015

Retour d’Athènes

 
 
Le gouvernement Grec est confronté à la commission Européenne et au FMI, il n’ y a plus que quelques jours à attendre pour connaitre le dénouement de cet affrontement.
 
 
En fait il n’ y a pas d’autres choix pour la Grèce que de quitter l’Euro ou se soumettre peu ou prou….
 
Dans les deux hypothèses se sera dur, mais je crois que de quitter l’Euro leur donne de meilleures chances à terme, comme ce fut le cas pour l’Argentine quand elle a rompu avec le dollar ou l’Islande restée seule confrontée à la crise financière de 2008 et qui d’ailleurs ne souhaite plus aujourd’hui  entrer dans l’Euro.
 
Je viens de passer cinq jours à Athènes, les chantiers sont arrêtés, il y a bien des échafaudages mais plus les ouvriers, des rues entières de magasins  fermés.
 
Le pays tourne au ralenti animé par les touristes qui déambulent au milieu des ruines antiques.
 
Un avantage de la situation se constate à l’évidence c’est la très nette diminution de la pollution légendaire dans cette ville grâce au métro, au tram construits pour les jeux olympiques de 2004 et au ralentissement économique, la ville est calme…les pigeons nombreux ,un air champêtre  et une certaine dignité s’en dégage. La jeunesse garde me semble t’il une certaine gaité…jusqu'à quand ?
 
Patrick Nivet
 
Conseiller municipal MRC Libourne

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25 mai 2015

La Syrie au supplice

 
Je suis comme beaucoup très inquiet de l’évolution de la situation en Syrie.
 
Après une année 2014 qui lui a été  favorable, depuis deux mois  la situation militaire s’est fortement dégradée pour le régime Syrien (Nationaliste Arabe, autoritaire mais laïque), le monde des « bien pensants »  s’est ligué contre lui ,les extrémistes accourent de partout, soutenus, financés par les pays parmi  les plus obscurantistes de la planète , de L’Arabie saoudite au Qatar, mais il y a aussi  la Turquie , la Jordanie  etc.
 
Les américains quand à eux recommencent la même erreur qu’en Afghanistan ou ils avaient cru bon de soutenir les opposants religieux au régime soutenu par les Russes, on a vu ce que cela a donné. Ne parlons pas des conditions du renversement de Saddam Hussein….qui débouchent sur la guerre civile a perpétuité.
 
Quand au tandem François Hollande /Fabius il n’en n’est plus a une contradiction prés ( soutien au régime égyptien et volonté féroce de faire tomber le régime baasiste en Syrie qui finalement lui est très proche).
Certes il ya eu la vente des rafale à l’Egypte….
 
 
D’erreurs en erreurs l’incendie se propage , les ruines de l’antiquité sont toujours davantage menacées et la barbarie gagne du terrain de proche en proche.
 
Il est temps pour notre diplomatie de reprendre langue avec le régime Syrien, de rompre son isolement diplomatique et de l’aider ne serait ce que sur le plan économique.
 
Il faut par ailleurs faire pression sur la Turquie dont on a vu à Kobane qu’elle préférait L’état islamique aux Kurdes et aux Syriens…
 
Le « Printemps arabe » a accouché de monstres qu’il est grand temps de prendre au sérieux sous peine des plus extrêmes catastrophes
 
 
Dr Patrick Nivet
 
Conseiller municipal de Libourne (MRC, Mouvement Républicain et Citoyen)
Conseiller communautaire( CALI)

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30 mars 2015

Elections départementales en Gironde : Victoire du PS en trompe l’œil

 
 
Certes, avec 22 cantons gagnés sur 33 cette victoire est nette mais dans six cantons ( dont Libourne ,Coutras, Pineuilh…) elle n’est du qu’a des triangulaires qui permettent d’assurer la victoire avec 40% des voix contre 60% à toutes les droites confondues.
 
L’apport des voix qui se sont portées sur les candidats FG/MRC a fait dans ces triangulaires la différence.
 
Au total  l’institution départementale sort plutôt confortée par une participation électorale honorable ,en tout cas meilleure que prévu ( 50% et plus) que l’on peut avantageusement comparer à celle des élections au parlement Européen (40%).
 
Néanmoins  la plupart des candidats  ont basé leur campagne sur le bilan des sortants  plus que sur les projets, gênés qu’ils étaient par le débat parlementaire en cours concernant les compétences des départements .
 
La perte de la compétence générale semble t’il acquise, a été occultée tout comme les financements des différentes institutions territoriales misent «  au pain sec et à l’eau » tant par Nicolas Sarkozy que François Hollande.
 
Le projet de métropolisation de la CUB a lui aussi été banalisé alors qu’il divisera profondément la Gironde entre une partie Urbaine vivant sur elle-même et un département aux périphéries laissées à l’encan. La victoire de L’extrême droite dans le Nord Médoc est pour une part sans doute due a la perception par l’électorat de cette future réalité de l’abandon prochain  de la ruralité.
 
Au total triangulaires et nuages de fumée laissent entière la perception d’un futur incertain pour nos territoires notamment en Gironde. La gauche n’a pas convaincue , la droite UMP/UDI non plus, l’extrême droite en profite et l’avenir reste sombre.
 
Patrick Nivet
Conseiller municipal de Libourne, conseiller communautaire de la CALI (  MRC)

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23 mars 2015

Résultats des élections départementales en Gironde

Les listes FG/MRC ont obtenus autour de 7% dans tous les six cantons,
nmais l'expérience était trop limitée( 33 cantons en Gironde) pour
entrainer une signification quelquonque. C'est a peu prés la moyenne du FG
de gauche départemental. Mais il ya de grosses variations selon les cantons.
Les communistes perdent leur trois sortants à cause de la modification des
tracés mais y obtiennent de bons scores( 20% a Langon par exemple...)
En fait ces candidatures nous ont permis d'exister ...un peu, dans le
paysage politique girondin.
C'est tout, mais c'est déjà pas mal. Globalement le résultat est assez surréaliste car la gauche a 40%
est a un étiage très,
très bas puisque toutes les droites confondues font 60%. Mais de manière assez exceptionnelle la droite est divisée en deux fois 30%
(moitié FN ,moitie UMP/UDI) ce qui permet au PS avec l'éventuel soutient
du FG de gagner a 35/40% tous les cantons ou en tout cas la majorité
d'entre eux ??????
Le Problème pour le Front de gauche et alliés c'est de se positionner
pour le second tour en tenant compte que de nombreux militants/électeurs
voire candidats ne se sentent pas très motivés pour apporter leurs voix
aux candidats PS ,sans projets communs et sans accord électoral solide
qui soit négociable tant à l'échelon d épartemental, régional ou national.1)
Patrick Nivet
1° Franchement sur le plan personnel je ne suis pas très à l'aise......d'autant
que parallèlement la crise budgétaire fragilise les politiques territoriales voir
les remet carrément en cause....

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10 février 2015

Débat budgétaire conseil municipal de libourne, 10 février 2015

 

Les territoires  à l’eau et au pain sec

 

 

Mr le maire merci de me permettre quelques considérations pour ce débat qui prélude au prochain vote de notre budget municipal au printemps.

Nous le savions, les diminutions de dotations de l’état (DGF) touchent de plein fouet toutes les communes de France. Nous pouvons désapprouver la politique qui y conduit mais nous ne pouvons y échapper.

Elles ne sont pourtant pour rien dans les déficits de l’état ni d’ailleurs dans les déficits publics qui incluent celui de la Sécurité sociale….

Elles participent qui plus est largement aux investissements qu’elles devront dorénavant freiner.

Comment oublier que nous en sommes là, après plus de vingt ans de politique économique uniquement tournée vers une construction Européenne mythique autour d’une monnaie surévaluée qui ne correspondait en rien aux intérêts d’économies nationales fragiles qui se sont délitées années après années…. ?

La concurrence libre et non faussée a mis à l’encan nos services publics, empêché toute politique nationale volontariste.

Les pays de l’euro zone les plus fragiles, ont accumulé des dettes (y compris auprès de leurs partenaires) qu’ils ne peuvent payer qu’a coup d’un inacceptable recul social….

Nous même, avons en France une situation pour le moins préoccupante.

Et pourtant l’Europe vit toujours autour de paradis fiscaux à peine ébréchés….

Pouvons-nous espérer une amélioration en 2015 qui nous permette d’échapper au pire en 2016/2917 ?

CICE, pacte de responsabilité, 50 milliards pour les entreprises ; qu’elles en seront les contre parties ?

Bien sur la baisse de l’euro est saluée, enfin ( !)comme un facteur favorisant, mais elle est bien récente et surtout subie, résultat de l’ échec de l’économie européenne et non d’une politique volontariste que nous avions longtemps espéré… la baisse des prix du pétrole peut aussi avoir un effet bénéfique…

Ces espoirs sont néanmoins bien fragiles pour que nous soyons optimistes.

Dans ce contexte, les économies tant dans les dépenses de fonctionnement que d’investissement seront sans doute obligatoires et pèseront sur nos choix…

Il faudra différer, mieux apprécier les projets et leurs financements, nous espérons de votre part une concertation renforcée, la plus soutenue possible avec notamment chacune des composantes de votre majorité tout autant qu’avec toutes les forces vives de la cité pour que les choix que nous ferons gardent une dynamique suffisante et surtout soient compris et acceptés.

Nous souhaitons (1) par ailleurs :

Contrer aujourd’hui le tout libéral, (mise en cause du code du travail, des prudhommes, des CHSCT…) même les dons du sang pourraient être marchandisés.

Contester la politique embrouillée et précipitée qui met en cause nos territoires, leurs contours, leurs attributions, pour faire des économies qui de toute façon commenceront souvent par des dépenses supplémentaires…avant que sous les mots de simplification/mutualisation, la proximité et l’égalité républicaine aux quelles nous sommes attaché soient remisent en cause…

 

Vous comprendrez Mr le maire qu’il s’agit, non pas d’une défiance a votre égard ni à celui de notre politique municipale mais du souci de vouloir éviter l’inexorable échec d’une politique nationale à notre sens mal orientée et depuis si longtemps pour que nos opposants ne puissent s’en disculper.

Ils ont leur part de responsabilité, je tiens à le leur dire et nous ne souhaitons en aucune manière les en absoudre.

 

Patrick Nivet

 

1) MRC départemental gironde

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07 janvier 2015

Voeux 2015

Bonne année à toutes et tous
 
L’année 2014  a permis au MRC 33 de participer aux élections municipales et aux sénatoriales en fonction de nos moyens, nous essaierons d’en faire autant pour les départementales et les régionales
En tout cas nous y travaillons .
 
Difficile d’être enthousiaste en ce début d’année 2015….nous sommes certes dans un beau pays avec encore un niveau social enviable mais le chômage gagne du terrain, le rabot social est l’arme privilégiée des gouvernants Européens….les déficits de l’Etat le plombent, il les transfère allégrement sur les collectivités territoriales alors que la balance commerciale rongée par la désindustrialisation  reste lourdement déficitaire….la tendance à vendre les bijoux de famille est toujours à la mode( après les autoroutes par Sarkozy ce sont les aéroports qui sont concernés avec François Hollande..)
Nous avons changé de Président en 2012 mais pas vraiment de politique .
 
Parfois quand même dans le fatras de l’inconsistance il y a de bonnes choses comme  vouloir étendre le paiement direct des médecins par les organismes qui assurent le remboursement des soins ….
 
Le Président parle beaucoup mais mon sentiment c’est qu’il est inaudible tant il dégage le sentiment de l’impuissance mais surtout il ne parle pas vrai ,il navigue au milieu de concepts contradictoires, tire des bords de ci de là..mais rien d’essentiel n’avance.
 
Il faut dire que les partis politiques sont au point mort….. les verts prônent la récession , l’UMP c’est le PS en plus hard, l’extrême gauche comme d’habitude crie que cela fait mal, le FN surfe sur la renonciation à la Nation de tous les autres….
 
Et nous là dedans nous essayons de survivre pour que la France et la République ne sombrent pas, cela devient une tâche prométhéenne…qui l’eut cru ?
 
Bon ! nous vivons et c’est plutôt agréable je vous souhaite d’en profiter au mieux ,faire un bout de chemin ensemble ne me parait pas inutile
 
En tout cas, en toute amitié, je vous y engage.
 
Meilleurs vœux pour 2015
 
Dr Patrick Nivet
 
Conseiller municipal de Libourne MRC( Mouvement républicain et citoyens)

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14 octobre 2014

Le moyen Orient en fusion !

Les révoltes dans les pays du Maghreb ou du moyen orient, en Tunisie, en Egypte , puis en Syrie et en Lybie pouvaient attirer des sympathies, les partis laïques au pouvoir présentant peu ou prou les caractéristiques de dictatures plus ou moins féroces.

Pour autant les élections dans ces pays donnent toujours par les temps qui courent le même résultat : la prise de pouvoir par des Islamistes plus ou moins radicaux.

Au point que le processus électoral a été annulé en Algérie au début des années 90 . Ce fut le point de départ d’une atroce  guerre civile, le feu couvant toujours sous la cendre….En Egypte plus récemment les militaires ont repris le pouvoir éliminant physiquement les Frères musulmans avec une répression qui n’a pas grand-chose a envier à celle de Moubarak. La Lybie est un cloaque ou tous les clans et les extrémistes se livrent au pillage de ce pays sans autorité stable.

En Syrie le régime de Bachar el  Assad résiste comme il peut à l’assaut pour ne pas dire à l’envahissement de son pays par une opposition gangrénée par le radicalisme.

Pour y décerner une opposition « démocratique » il faut vraiment des moyens d’optique plus que perfectionnés tant l’imbrication des groupes radicaux est grande.

Dans ce contexte dénoncer le régime Syrien et pas le régime Algérien ou Egyptien est sans logique. Ces régimes sont issus d’un courant nationaliste Arabe Laïque et sont confrontés a des courants religieux soutenus souvent par les monarchies du golfe.

Condamner les uns est souvent faire le lit des autres…

Il faut donc être prudents et faire preuve de certains principes.

a)      Eviter les engagements militaires maladroits ou inutiles. Heureusement que les Américains et les Anglais n’ont pas suivies les injonctions de François Hollande pour intervenir en Syrie…l’EL seraient sans doute aujourd’hui à Damas et plus simplement aux portes de Bagdad

b)      Respecter les états et avoir vis-à-vis d’eux une stratégie d’influence et non d’ingérence . La guerre en Irak et l’élimination de Saddam Hussein s’est surtout traduite par une interminable guerre civile. Pourquoi condamner a Damas ce que l’on tolère à Alger ou au Caire ???

c)       Influer enfin efficacement pour résoudre le  conflit Israélo palestinien qui est un facteur profond de la déstabilisation de tout le Moyen orient.

Nous sommes menacés d’entrer dans une guerre des mondes, occidental contre les peuples Moyens Orientaux, une nouvelle croisade en somme.

De ce point de vue  Obama paie  la facture de Bush père et surtout fils…et elle est lourde.

Le pire n’est pas forcement derrière nous et la politique internationale ne doit pas servir de dérivatif ou de paravent  aux échecs de la politique économique surtout si nous disposons ce qui est le cas de moyens militaires convenables et d’une certaine indépendance stratégique.

 

Dr Patrick Nivet

 

Conseiller municipal de Libourne (Mouvement républicain et citoyen)

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13 septembre 2014

Senatoriales 28 septembre 2014 En Gironde

Le MRC soutient et participe à la liste conduite par Pierre Augey (1) « Pour une république respectueuse des territoires »

 

Relever la gauche avec la France : un sursaut républicain s’impose dans un esprit de rassemblement, c’est le sens de notre présence avec Francine loubes ancienne adjointe de Lanton/taussat en seconde position sur la liste.

 

Il y a urgence à dire au gouvernement de Manuel Vals que la reforme territoriale qu’il engage n’ajoutera que du désordre à la crise économique sans fin que traverse notre pays.

 

Comment croire que de plus grandes régions seront une source d’économies sauf a ce que certaines de leurs fonctions soient supprimées (Facultés, centre hospitaliers universitaires….) ?

Comment croire que la suppression des départements ne se traduira pas par une moindre prise en charge des fonctions qu’il assume (aide sociale, collèges…) ?

 

La proximité sera mise à mal si ses compétences sont transférées aux « grandes régions » voire aux métropoles qui laisseront en déshérence des pans entiers de territoires ruraux.

 

Les intercommunalités ne pourront y palier. Pour ce qui nous concerne, elles doivent rester une aide pour les communes qu’il s’agit de ne pas dévitaliser.

 

Un nouveau guide de l’incommunalité doit être proposé intégrant le maintient de la compétence générale.

Les compétences de chaque institution doivent être revues, ajustées pour simplifier un écheveau institutionnel compliqué mais un « big-bang » institutionnel maladroit ne fera qu’aggraver les problèmes de notre pays.

 

Comment croire à l’efficacité de la liste socialiste dont le gouvernement promet la fin des départements après les avoir soutenus ?

Quand a la liste UMP/UDI ils cachent mal leur assentiment profond avec les réformes en cours.

 

Pour les grands électeurs, voter pour la liste de Pierre Augey c’est une vraie garantie pour créer un rapport de force qui oblige tout gouvernement à écouter les élus de nos territoires.

 

 

 

Dr Patrick Nivet, conseiller municipal de Libourne, conseiller communautaire (cali)

Membre du bureau départemental 33 MRC

 

1) Maire de Fargue de Langon, Conseiller général de la Gironde

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18 août 2014

Du CROS au CSOS d’Aquitaine : 21 ans de présence à titre syndical (1993 - 2014)

revue « Les  Médecins des hôpitaux publics (Janvier /Septembre 2014) N°268

Au cœur des instances des régions sanitaires, de la loi Evin de 1991 à la loi HPST de 2009...

( Revue Medecins des hôpitaux publics )

En fait, j’ai été nommé la première fois en 1993, date de sa création en application des lois Evin (1991) réformant la gestion hospitalière et créant la planification sanitaire qui depuis, dure dans son principe et même dans ses grandes lignes.

A l’époque le CROSS supervisait les activités médicales et sociales, puis il y eu deux entités : une pour le sanitaire, l’autre pour le social (notamment les maisons de retraites.)

Le CROSS voyait siéger sous l’autorité d’un président, juge du Tribunal Administratif, en son sein à la fois les représentants des structures de soins publiques ou privées, mais aussi les représentants de la sécurité sociale et de l’administration (DASS et DRASS).

Les séances ne manquaient pas de cérémonial, le directeur du CHU y était le plus souvent présent comme celui de la DRASS.

Il s’agissait de donner un avis sur tous les projets sanitaires déposés, sur toutes les attributions de matériels lourds, sur toutes les dispositions de la carte sanitaire que cette commission a eu pour but de valider à partir d’un processus d’élaboration mené en amont par les services de l’Etat.

L’avis était formulé auprès de l’autorité de décision qui était à l’époque le Préfet de région.

Les affrontements des intérêts des uns et des autres, le débat public-privé étaient toujours à fleuret moucheté mais le plus souvent sans concession.

Les votes alternaient entre des unanimités faciles à trouver et des rapports de force très serrés mais les votes avaient une vraie force, dans la mesure où le Préfet ne pouvait guère s’exonérer de la décision d’une commission spécialisée où siégeaient qui plus est, tous les acteurs sanitaires de la région.

Notre représentation de médecins hospitaliers était bonne puisqu’il y avait trois re-présentants des syndicats médicaux les plus représentatifs et deux représentants des CME (un pour la psychiatrie et un autre pour les CME des établissements médico- chirurgicaux publics).

Les cliniques privés avaient un médecin, les PSPH un autre.

Je représentais à l’époque L’INPH dont le SPHP était membre, Pierre Farragi la CPH et il y avait un universitaire pour le SNAM.

J’ai vraiment eu la conviction de la mise en place d’une vraie étape de démocratie sanitaire même si sans doute, la grande qualité des présidents qui se sont succédés y fut surement pour beaucoup.

Ce fut en toute transparence que les avis des uns et des autres se sont exprimés ; les représentants de la Sécurité Sociale se trouvant confrontés aux promoteurs des entreprises de santé publics et privés, tant pour ce qui concerne l’exposé des motifs que pour les votes où les positions des financeurs n’étaient pas spécialement protégées...

Je me souviens de quelques votes serrés où nous pûmes obtenir par exemple du préfet, l’autorisation pour l’hôpital de Bayonne de faire de la coronarographie.

La première grande modification fut la création des agences hospitalières régionales (ARH) conséquence des ordonnances Juppé de 1995.

Dès lors, il ne s’agissait plus de conseiller un préfet mais le tout nouveau directeur de l’ARH dont les pouvoirs furent bien plus forts puisqu’il domina réglementairement les DASS et les DRASS pour tout ce qui relevait des compétences du CROS. Son autonomie sur le champ médical régional fut affirmée.

C’est lui qui dans le cadre du budget global de l’époque autorisait les projets, attribuait les matériels et les financements.

Il présidait une commission exécutive où siégeaient dorénavant des représentants des DASS et DRASS et des représentants de la Sécurité Sociale. En cas d’égalité dans les votes, il avait voix prédominante.

Ce fut une phase où effectivement les représentants de l’administration siégeaient à la fois au CROS et à la commission exécutive de l’ARH ce qui leur donnait beaucoup de force, le combat quand il y eu lieu devint inégal mais au moins pouvions nous les interroger, leur disputer les arguments, voire les mettre en minorité dans notre instance toujours uniquement consultative.

Tout au long de ces deux époques le secteur public dépendait pour ses projets certes des autorisations administratives mais aussi d’un financement qui dans le cadre du budget global n’était évidemment pas automatique.

Le secteur privé lui, n’était freiné que par le système des autorisations, le financement étant assuré par le paiement à l’acte.

L’ensemble de ces deux périodes permis une large restructuration de l’offre de soins en Aquitaine; beaucoup de maternité, notamment, se sont regroupées. Par exemple dans le secteur de Libourne/Bergerac /Sainte Foy la Grande…nous sommes passés de six maternité à deux ( trois maternités privés ont fermées ,une publique).

Les restructurations ont d’ailleurs été plutôt le fait du secteur privé dans notre région même si deux hôpitaux on vu disparaître leurs activités chirurgicales et obstétricales (hôpitaux de la Réole et de Sainte Foy la Grande).

Dans les deux cas il y eut des mobilisations actives. A Sainte Foy, je me souviens d’une réunion publique où 500 personnes ont écouté et finalement accueilli dans des conditions de démocratie participative un peu inouïe le directeur de l’agence de l’hospitalisation de l’époque qui leur expliqua le bien fondé de la transformation des fonctions de l’hôpital... Cette réunion à laquelle participaient aussi les différents élus, certes prit acte de la ferme-ture des services d’obstétrique et de chirurgie mais traça la perspective qui perdure encore du maintien du service d’urgence fusionné avec celui de l’hôpital de Libourne distant de quarante kilomètres.

A la Réole le comité de soutien de l’hôpital envahit le CROS, le résultat le plus probant fut l’engagement de sa présidente sur la liste du président du Conseil Régional, une fois scellé le sort de l’hôpital qui garde néanmoins des activités uniquement médicales.

Une autre étape décisive fut la mise en place des Agences Régionales de Santé en 2010 en application de la loi HPST. Cette fois le CROS devint le CSOS (comité spécialisé de l’organisation des soins).

Son fonctionnement resta globalement le même mais sa composition changea. Les représentants de l’administration (DASS et DRASS) en disparurent, ceux de la Sécurité Sociale aussi.

En échange, il y eut plus de médecins libéraux et davantage de représentants des usagers sous des formes diverses, mais moins de médecins hospitaliers puisque nous passâmes de trois représentants syndicaux à un, et encore fallut-il se montrer menaçant pour le conserver...

Le président était élu parmi les membres de la commission.

Cette fois nos avis étaient fournis au seul directeur de la toute nouvelle Agence Régionale de Santé qui concentra dès lors toutes les responsabilités et tous les pouvoirs.

Pour les hôpitaux publics le financement à l’activité (T2A) prenant par ailleurs la place du budget global.

Cette période dure maintenant depuis quatre ans. Rien de fondamental en termes de résultat n’en a été vraiment constaté. Le système des autorisations administratives reste en place limitant les projets qui pourraient être redondants avec l’existant.

Ce fut le cas pour nous pour tel ou tel projet d’HAD, pour des demandes d’IRM, plus rarement de scanner mais surtout de Petscan.

Bien sûr maintenant même les établissements publics sont soumis à la règle d’airain de l’équilibre financier ce qui gêne peu les établissements moyens, davantage les petits au volume d’actes plus difficile à atteindre et les gros (CHU) habitués à une certaine aisance... Que la référence aux coûts moyens par le biais de la T2A gêne incontestablement.

Les restructurations continuent sur un rythme plutôt lent et sous des formes parfois inattendues. Ainsi à Oloron Sainte Marie, sous-préfecture des Pyrénées Atlantiques, la clinique privée a déposé le bilan. L’hôpital récupérant son activité d’Obstétrique, reste dorénavant le seul établissement de soins de la ville. A Marmande deux cliniques se sont rapprochées en louant des locaux à l’hôpital pour survivre et conforter le pôle de santé du territoire. A Arcachon/ la Teste un nouvel Hôpital, mais Public-privé, est né.

Les petites structures dans les territoires éloignés souffrent et sont plus ou moins mises en cause (Sarlat, Clinique de Lesparre dans le Médoc, Blaye...), pas nécessairement par l’Agence Régionale de Santé mais plutôt par les difficultés du recrutement médical ou les déficits financiers.

A Saint Palais en plein Pays Basque la clinique privée a fait faillite, l’hôpital de Bayonne ou plutôt son nouveau directeur, par ailleurs président du CSOS, imaginant et réussissant à créer à la place, une nouvelle structure, publique cette fois. En s’appuyant à la fois sur les spécialistes libéraux de l’ex-clinique et sur les chirurgiens de l’hôpital elle a sauvé la bonne déserte sanitaire du territoire au pied de la partie montagneuse du Pays Basque.

A vrai dire le soutien et la compréhension de l’ARS ne lui a pas manqué malgré la moue prononcée des libéraux institutionnels. Nous eûmes même droit à une bataille de quorum qu’ils livrèrent lors d’une séance mouvementée du CSOS !

On le voit, le public est parfois la solution, les coopérations le sont aussi. La plupart du temps nos directeurs d’ARS jouèrent pour leurs décisions la carte d’un équilibre finalement assez satisfaisant entre le privé très actif dans notre région et des établissements publics qui ne le sont pas moins.

Le CHU bien sûr, mais les hôpitaux de villes moyennes (Mont de Marsan, Périgueux, Libourne...) dans leur catégorie ne leur cédant en rien quand au dynamisme. Ils ont d’ailleurs été ou sont l’objet de projets de restructuration ambitieux.

Ainsi Libourne voit la reconstruction de sa partie hospitalisation commencée cette année 2014 pour 170 millions d’euros... Le prix du nouveau stade de 42 OOO places à Bordeaux.

Le CSOS est une des commissions avec celle des relations avec les usagers d’un ensemble plus vaste qui reste consultatif. Il comprend une commission permanente et la conférence régionale chapeaute l’édifice.

C’est un peu lourd, cela fonctionne néanmoins, même si les retours des décisions se font un peu au compte gouttes, le rôle du président de la conférence régionale me paraissant important pour peser dans une stratégie d’influence auprès d’un directeur d’ARS très puissant certes, mais parfois d’autant plus prudent.

Ces directeurs réservant le plus souvent les grandes orientations stratégiques au conseil de surveillance de l’ARS.

Tout au long de cette histoire d’une vingtaine d’années, quatre plans de l’organisation sanitaire ont été dessinés puis votés et enfin appliqués. Ils constituent la toile de fond sur laquelle s’articulent les choix. Ils n’ont pas toujours été un cadre rigide et peuvent parfois être modifiés en cours de réalisation... Dernièrement nous avons attribué un scanner non adossé à un établissement de santé par dérogation au schéma sanitaire.

De la loi Evin à la loi HPST (malgré mes craintes), finalement l’ensemble de la démarche a été de créer et de maintenir une assez profonde concertation entre les acteurs et les décideurs, dont le pouvoir, pour autant, de réforme en réforme, a été de plus en plus centralisé et absolu.

Ceci étant, l’avenir sera moins un problème institutionnel que celui des financements dont tout dépend, car en fait malgré la T2A, le régime des prix est finalement lié à l’ONDAM, « Budget global National » que l’état consacre à la santé.

Là, je dois bien avouer que les nuages qui s’accumulent sur l’économie de notre pays ne me rendent pas optimiste.

            

                                                                     Dr Patrick Nivet, Délégué CPH

 

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22 mai 2014

François Hollande : "De L'impuissance économique à la fuite en avant institutionnelle"

Débat Samedi 17 Mai 2014 à Libourne 

 

photo

 

 De gauche à droite :

                                 Alain Renard                                        

Vice Président du conseil Général de la Gironde

 

                                 Martine Souvignet                                         

Ancienne adjointe au maire de Venissieux (Banlieue lyonnaise) secrétaire nationale du MRC chargée des réformes territoriales

                                                                                        

                                  Patrick Nivet                   

Conseiller municipal de Libourne

     De l'impuissance économique à la fuite en avant institutionnelle....

François Hollande qui a rétablit a l'automne 2012 l'élection indépendante des élus départementaux souhaite aujourd'hui la disparition des conseils généraux et une nette diminution du nombre des régions.
 Revirement de toute évidence provoqué par la défaite aux élections municipales de la gauche... comprenne qui pourra, tant cette question ne paraissait pas etre au premier plan des raisons de l'échec électoral ???

Bien sur le rapport Balladur de 2009 allait dans ce sens mais Mme Lebranchu en 2012 revint sur ce mouvement en proposant de garder chaque étage institutionnel et la compétence générale de chacun mais en faisant émerger la notion de" chefs de file" soit de pilotage préférentiel selon les compétences attribuées aux uns et aux autres.

La transformation des Communautés urbaines en métropoles paraissant elle, actées. Lyon  en est aujourd'hui le modéle en cours d'expérimentation.

A l'initiative de Patrick Nivet conseiller municipal à Libourne, Martine Souvignet et Alain Renard revinrent sur l'interet d'une gestion de proximité des principales competences du département ( Action sociale, entretient des infrastructures, colleges..)

La péréquation départementale entre les zones qui créent la richesse souvent urbaines et rurales plus isolées leur paraissant menacée si les projets en cours allaient en l'état à leur terme.

L'exemple de Lyon ou ce qui restera du département aprés la création de la métropole sera réduit à la portion congrue au point de faire évoquer sa fusion avec un département voisin, ne parait guere pouvoir permettre de compenser  en Gironde une éventuelle métropole Bordelaise.

Unir le Langonais avec les landes, La Haute Gironde avec les Charentes , le Libournais avec le sud  Dordogne ne leur apportera que peu de choses. Quand au medoc il n'a que l'ocean comme vis a vis ????

Découper de plus grandes régions avec plus de pouvoirs financiers,plus d'autonomie fiscale, ne va t'il pas mettre à mal l'unité nationale avec son corollaire l'égalité Républicaine ?

Ces créations , ces éventuelles fusions seront elles vraiment sources d'économies ? Sauf bien sur, à remettre en cause leurs attributions, moins de social , des routes moins entretenues,  des colleges ou des lycées laissés peu ou prou à l'abandon...des CHU remis en cause ou des universités rassemblées sur un seul site régional..... ce qui est peut être le non dit sous jacent d'une politique d'austérité qui ne dit pas son nom.

Certaines  régions Espagnoles et Allemandes aux budgets souvent largement déficitaires ne constituent guere de bons exemples comparés à ceux de nos collectivités locales par obligation légale, équilibrés.

Supprimer quelques milliers d'élus mais garder les compétences et les centaines de milliers de fonctionnaires qui y sont affectés ne diminura guere  les couts mais augmentera la distance entre les gens et les administrations chargées de les prendre en charge.
En quoi sera t'il plus simple de s'adresser aux guichets d'une grande région que d'un département à taille humaine?

Par contre tant pour Martine Souvignet que pour Alain Renard une meilleure adequation des competencesaux differents étages institutionnels parait indispensable . Ainsi ,pourquoi l'approche de la pauvreté (RSA) doit elle se faire à la fois par l'intervention du conseil général (MDSI) et des CCAS communaux ou intercommunaux ?

La compétence générale tant décriée a pourtant de formidables avantages. Elle a permis en Gironde au Conseil général d'aider les commune rurales à financer par exemple  leurs écoles primaires , l'agglomeration du Libournais les travaux de la ligne TGV en échange du maintient de lignes directes passant par Libourne...

 Cette compétence permet a châque institution de choisir ses priorités. C'est ainsi que le conseil génaral de la Gironde laissa le conseil régional d'Aquitaine, la municipalité de Bordeaux et la CUB seuls avec M6 pour l'opération grand stade de Bordeaux.....

Au bout du compte tenir compte d'évolutions plus ou moins inévitables comme l'urbanisation de notre pays demande quand même beaucoup de prudence si nous ne voulons pas emporter le bébé avec l'eau du bain . A savoir un developpement équilibré du territoire reposant sur des activités, certes touristiques mais aussi agricoles et nécéssairement industrielles.

L'intercommunalité doit etre une aide et un prolongement pour les  communes et pas l'occasion de leur disparition forcée, tant elles permettent et demandent la mobilisation d'un tissu haumain peu couteux ,de bonne volonté et de grande qualité.
Il en est de même des cantons et des départements qui permettent de soigner au plus prés, les plaies de nos populations et de préparer l'avenir de nos villages.

La question Européenne fut évidemment évoquée .Beaucoup ont fait  le lien,notamment parmi nos invités ( MPEP,POI, Debout la République) entre les évolutions institutionelles proposées en France et celles qui sont promotionnées  par les défenseurs d'une architecture Européenne lourde et éloignée des préoccupations de nos contrées.


Patrick Nivet
Conseiller municipal MRC de Libourne

 

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28 avril 2014

Samedi 17 Mai

                                     MRC Libourne /Sainte Foy la grande

 

                            Elections européennes, réformes territoriales : Le big bang institutionnel est il une fatalité ?

 

Manuel Valls prône la suppression des départements et la diminution du nombre des régions

 

Que faut-il en penser ?

 

Les départements existent depuis l’avènement de la République, leur rôle a changé notamment avec la réforme Defferre en 1982.

 

Cette dernière a crée nos 23 Régions, responsabilisé les territoires en leur attribuant un rôle exécutif et des transferts de compétences.

 

Nous gardons  (malgré des fusions que rien n’empêche) 36000 communes dont beaucoup sont petites, leur taille a été compensée par le développement de structures intercommunales qui aujourd’hui couvrent l’ensemble du territoire (communautés urbaines, agglomérations, communautés de communes…)

 

Dans l’ensemble cet écheveau est un succès même s’il finit par être compliqué et pas toujours bien lu par les citoyens

 

Pour autant faut-il en bousculer l’équilibre ?

 

Coute t’il si cher ?

 

A l’heure ou l’Europe qui ajoute son  lourd et couteux étage institutionnel  nous demande de réduire nos déficits par une politique récessive, devons nous nous résigner ?

 

Ne faut-il pas au contraire mieux répartir les compétences de ces différents échelons et pourquoi pas garder la compétence dite générale de chacune d’entre elle?

 

Débat avec

 

Martine Souvignet Secrétaire Nationale du MRC chargée de la réforme territoriale

                                                                    Et

Alain Renard Conseiller général de la Gironde, vice Président du conseil général

 

Samedi 17 mai

16 heures à 19 heures

Salle des fêtes de Libourne

Place Abel Surchamp

 

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11 février 2014

Avec Gilbert Mitterrand Libourne s'est transformé

 

  11 février 2014, Conseil municipal de Libourne

 

Avec Gilbert Mitterrand, Libourne s’est transformé.

 

Mr le Maire, merci de me donner la parole.

 

Le débat budgétaire d’aujourd’hui n’est pas différent de celui de l’année passée. Nos finances sont saines, les impôts modérés, l’endettement limité, nous pouvons prévoir de ne pas alourdir la charge fiscale en 2014/2015, de manière raisonnable.

 

Pour autant l’effet ciseaux que nous évoquions il y a un an entre nos recettes liées aux dotations de l’état et nos dépenses, notamment de fonctionnement, se confirme.

 

La DGF, les reversements de compensation de l’état vont diminuer sans que nous puissions éviter, le maintien, voire l’augmentation mécanique des dépenses des personnels protégés par le statut de la fonction publique que nous ne souhaitons pas remettre en cause.

 

La mutualisation avec la nouvelle intercommunalité que nous avons dans ce mandat portée sur les fonds baptismaux (la Cali a été crée le 1er janvier 2012) (1) sera sans doute une fenêtre utile, qu’il faut laisser ouverte.

 

Je ne peux que redire, combien nous regrettons que notre économie reste prisonnière de l’Euro fort, des délocalisations, de l’affaiblissement de notre tissu industriel.

 

Autant, nous avons regretté, après le traité dit simplifié, le TSCG (2), qui confine notre économie dans le carcan des économies budgétaires autant nous sommes attentifs à la nécessaire compétitivité de nos entreprises sur les traces du rapport Gallois.

 

Mais ces considérations nous éloignent de la simple appréciation en cette fin de mandat de l’action municipale à laquelle nous avons eu le plaisir de participer depuis notre élection en 2008.

Nous nous sentons comptables du bilan que nous ressentons comme excellent.

 

A Libourne, la population augmente régulierement, l’emploi s’y développe de manière continue, les aménagements de la ville y sont réguliers.

 

Pour autant les perspectives ne manquent pas. Nous souhaitons insister sur la nécessité de mieux conserver celles et ceux qui viennent y travailler (un emploi sur trois seulement est occupé par des personnes qui vivent à Libourne). Ce sera l’enjeu des aménagements futurs qui doivent rendre la ville plus agréable encore à vivre, tout en conservant sa dynamique économique et le souci de solidarité, qui anime notamment les municipalités successives, dirigées par Gilbert Mitterrand.

 

Nous voulons pour finir le remercier ; il a décidé sans y être contraint de mettre un terme un terme à son engagement d’élu tout en prenant la peine d’assurer la continuité de son action

tant au conseil général avec l’élection d’Ysabelle Hardy que dans notre assemblée en proposant, ce que nous avons accepté, que Philippe Buisson assure à la fois la continuité et le nécessaire renouvellement.

 

Certains de nos concurrents veulent y voir une manœuvre, qu’ils se plaisent à dénoncer, nous y voyons nous, une précaution, pour ne prendre aucun risque pour la ville.

 

Philippe buisson depuis deux ans a pu faire la preuve de son attachement à Libourne, de ses qualités d’administrateur. Il a pris des initiatives que personne de sérieux ne conteste avec la prise en compte de la sécurité, la relance d’une politique patrimoniale et l’ouverture de la ville sur le monde au-delà du simple entretien des échanges traditionnels.

 

Gilbert Mitterrand, bien qu’il sent défende nous quitte quand même un peu mais si les électeurs le veulent bien, l’avenir de Libourne est assuré malgré les temps difficiles aux quels nous sommes confrontés et nous le lui devons pour une grande part.

 

Dr Patrick Nivet

Marie Christine Dedieu

Conseillers municipaux MRC de Libourne.

 

1) Cali (Communauté d’agglomération de Libourne).

 

2) Traite sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (Septembre 2012).

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01 janvier 2014

Vœux Janvier 2014

 

 

C’est la tradition, je vous offre bien volontiers les miens au départ d’une année électorale qui verra se succéder les élections municipales, européennes et sénatoriales (en tout cas en Gironde)

 

Comme vous avez pu en juger, notre économie stagne avec un chômage de masse, que le Président de la République et son gouvernement n’arrivent qu’à grand peine à contenir sans pouvoir inverser significativement les courbes qui traduisent son évolution.

 

Le traitement social est certes un bon pansement, « l’achetons Français » d’Arnaud de Montebourg est certes un excellent slogan, mais les plaies de notre économie restent béantes, la désindustrialisation de notre pays s’affirme chaque année davantage. L’euro fort n’est remis en cause par aucune force politique significative, il continue à creuser le puits dans lequel notre pays s’enfonce

 

Il reste quelques points forts qui nous maintiennent dans le haut du tableau de l’économie mondiale mais pour combien de temps ?

Nous pourrions passer de la cinquième place à la huitième d’ici quatre ans, et à la treizième d’ici à 2028 (Le Monde 3 janvier 2014)

 

Dans ce contexte pour le moins préoccupant, nous essaierons(Le MRC) d’être présents d’abord aux élections municipales en mars, le plus souvent sur des listes d’union à gauche (Libourne, Castillon, Sainte Foy La Grande…), parfois aussi en animant des listes indépendantes « divers gauche »

 

A Libourne nous sommes aux côtés de Philippe Buisson pour défendre l’excellent bilan des précédents mandats, dont nous nous sentons comptables, et proposer de travailler à une ville solidaire, attractive tant par son développement économique que par sa qualité de vie.

 

L’élection européenne nous verra probablement afficher des listes dans les huit grandes régions de France, pour affirmer notre volonté d’une « Autre Europe » confédérale, qui respecte les Nations, fondement de la démocratie ,moins pesante, moins dirigiste, moins libérale, davantage protectrice mais plus ouverte aux projets en commun, et surtout qui tienne compte de l’histoire et des réalités différentes des pays européens grâce a un retour aux monnaies nationales rattachées à une monnaie étalon commun que pourrait rester l’Euro.

Retrouver une marge de manœuvre monétaire est nécessaire pour éviter que la « compétitivité » au-delà de la qualité des produits ne repose que sur les remises en question sociales.

 

Les élections sénatoriales dépendront pour beaucoup du résultat des élections municipales qui, au bout du compte constitueront le rendez-vous essentiel de cette année 2014, auquel nous vous convions en vous souhaitant une année heureuse et utile.

 

Patrick Nivet (Conseiller Municipal de Libourne (MRC)

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28 septembre 2013

Libourne : Table ronde Pour une autre Europe

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(De gauche à Droite)

Bruno Moschetto, Patrick Nivet et Jacques Nikonoff

 

Sortir de L'Euro ?

Mais comment ? c'est à cette question que ce sont attelés Jacques Nikonoff et Bruno Moschetto invités par Patrick Nivet et le comité MRC de Libourne /Ste Foy la Grande devant une bonne cinquantaine de personnes.

Le constat de la crise sans fin de la Zone Euro n'est plus a faire: déficits des comptes  des états,chômage récurent, recul social,les deux intervenants n'eurent aucune peine à se rejoindre.

Pour ce qui concerne les solutions Jacques Nikonoff prêche pour une sortie sans plus attendre de l'union européenne et de l'euro avec son corollaire selon lui nécéssaire ; nationalisation des banques ,retour de la banque de France, suppression de la bourse...

Evidemment Bruno Moschetto ( délégué à l'économie du MRC) même s'il n'y croit guère se contenterait d'une gouvernance Européenne orientée (enfin!) d'abord vers l'emploi et pas seulement contre l'inflation avec comme instrument principal la fin de l'autonomie de la banque centrale européenne..

Les deux intervenants se satisferaient du retour à une monnaie simplement commune servant de référence fixe  aux monnaies nationales .L'objectif étant de limiter par les parités monétaires  adaptées à chaque économie nationale le recours aux seuls paramètres aujourd'hui utilisés( salaires,niveau social,moindre préoccupations environnementales) pour défendre la compétitivité des  économies Européennes.

En cas d'éclatement de la Zone Euro souhaitable pour J Nikonoff,  inéluctable pour Bruno Moschetto ce dernier propose de garder le mot euro devant le patronyme monétaire national ( Euros francs, euros marks ...)

Quand aux inconvénients rappelles par Patrick Nivet ( Coût des dettes, inflation des produits importés...) ils furent discutés et finalement minimisés par les deux orateurs .Notre dette est essentiellement le fait de résidents pour qui le changement de monnaie serait totalement indolore. Quand à L'inflation à condition d' être maîtrisée elle permettrait au contraire de relancer des économies atones...

Jacques Nikonoff ne craindrait pas de mettre les dettes externes entre parenthèse ...un temps ?

L'Euro un outil pour la paix ? Jacques Nikonoff et Bruno Moschetto joignirent leurs remarques pour en douter ....jacques nikonoff soulignant la nécessité d'échanges mondiaux plus équilibrés détachés de  la "concurrence libre et non faussée" règle d'or de la pensée euro libérale. Il évoqua la méconnue Charte de la Havane ( 1948 )....

Au bout du compte toute évolution de la politique économique sauf à subir les événements demande selon Patrick Nivet de travailler les consensus tant à l'étage National qu'Européen en menant notamment avec nos partenaires Allemands un débat nécessaire qui  évite la chausse trappe du repliement communautaire sur fond de relents racistes que nous propose les partis d'extrême droite

Patrick Nivet

 

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Une assemblé attentive.

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19 août 2013

Egypte, Syrie ,Palestine....la démocratie en fusion

 Lettre à un ami, collègue au conseil municipal de Libourne

 

 

 Bonjour Omar,

  
 Tu suis sans doute  comme moi les nouvelles bien terribles venues d'Egypte, de Tunisie et d'ailleurs 
  
Tous ces pays du Moyen Orient et du Maghreb sont comme des volcans en éruption que rien n'éteint, pas même des processus démocratiques plus ou moins réussis; le feu des déchirements couve toujours sous les cendres et la moindre manifestation se transforme en coup d'état ou en répression plus ou moins féroces qui eux  mêmes entraînent de nouvelles manifestations jusqu'a la guerre civile qui embrase maintenant la Syrie, voire l'Irak et même la Libye 
  
Je pense que les problèmes économiques, les contradictions religieuses , la non résolution du Problème Israélo palestinien, les nationalismes en souffrance en sont les grandes causes mêlées... 
  
Les pays occidentaux jouent en général les saintes nitouches mais multiplient souvent les approximations et les erreurs en tous genres 
  
Pour l'essentiel ils font la part trop belle a Israël et cherchent dans le maquis des intentions des uns et des autres a défendre évidemment le fil de leur intérêt en se prenant souvent les pieds dans le tapis incandescent des incendies qu'ils allument parfois ... 
  
Ce qui est sur c'est qu'en Algérie il y eu bien un coup d'Etat dans les années 90 qui a débouché sur une guerre civile et qu'en Egypte aujourd'hui le risque est grand d'une telle évolution après celui au quel on vient d'assister 
  
En fait l'impression c'est que pour beaucoup la démocratie ne peut être conçue avec un  pouvoir religieux..... qu'évidemment le FIS en Algérie et les frères musulman en Egypte se proposaient d'installer... 
  
J'avoue que je préférerais que les élections débouchent sur un pouvoir laïque mais pour autant je ne pense pas que nous puissions montrer une quelconque satisfaction devant des coups d'Etat qui constituent des remèdes pires que le mal qu'ils sont sensés soigner 
  
Sinon, ce n'est pas la peine de prendre la moindre distance avec les partis Bass en général et Assad en Syrie 
  
La démocratie Iranienne me parait très contrôlée par les religieux que la société Iranienne supporte tout compte fait difficilement en essayant de se faufiler dans les interstices des processus électoraux 
  
Quand aux contradictions religieuses c'est un sous produit attisé par les  autres, économiques notamment 
  
Au fond il n' y a pas de solutions simples mais la nécessité de soutenir les processus démocratiques en les rendant le moins imparfaits possibles me parait quand même incontournable et c'est pour cette raison que les militaires en Egypte et les bandes armées en Iran ou ailleurs ne doivent pas être encouragés 
  
Je ne souhaite pas d'autres parts que nous intervenions militairement en Syrie aujourd'hui pas plus qu'hier en Irak 
  
La position de la France au début des année 2000 ( Chirac /De Villepin) trouvant dans la guerre civile larvée d'aujourdui le prolongement de son bien fondé(1) 
  
Amicalement 
  
Patrick Nivet 
Conseiller muncipal de Libourne MRC 
  
1) Sans oublier évidemment JP Chevènement au début des années 90 lors de la premiere guerre du golfe 

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